La question de la provenance des produits carnés reste floue pour de nombreux consommateurs, et cela malgré l'existence de labels comme « Viandes de France ». Le mouvement Familles rurales souhaite sensibiliser le public à davantage de traçabilité.
Les failles dans la connaissance des consommateurs
Trois ans après le scandale de la viande de cheval dans les lasagnes, Familles rurales a effectué une enquête auprès de 700 familles à travers 73 départements. Les résultats sont préoccupants : 40 % des consommateurs ne se disent pas mieux informés sur l'origine de leur viande qu'à l'époque du scandale. Une distinction claire apparaît cependant : 70 % des consommateurs arrivent bien à identifier l'origine de la viande brute, mais ce chiffre tombe à 30 % pour la charcuterie, et se limite à 9 % pour les plats préparés. Selon l'enquête, l'origine reste le premier critère d'achat pour 23 % des consommateurs, juste devant le prix (20 %).
Les motivations derrière le choix de la viande française
Le choix d'opter pour de la viande d'origine française repose souvent sur des considérations de qualité sanitaire et un soutien à la production locale. D'autres facteurs comme le mode d'élevage et la qualité gustative sont également pris en compte.
Appel à plus de traçabilité
Suite au scandale de 2013, les industriels ont introduit le logo « Viandes de France », mais selon Familles rurales, 70 % des consommateurs ne comprennent pas ce label ou doutent qu'il garantisse une origine française tout au long du processus de production. « La traçabilité de la viande est essentielle, quelle que soit sa forme, qu'elle soit brute ou transformée. Les consommateurs doivent pouvoir savoir d’où proviennent les aliments qu'ils consomment », affirme le mouvement.
Familles rurales appelle à une action collective, sollicitant tant le gouvernement que l'Union européenne pour rendre obligatoire l'affichage de l'origine des viandes sur les produits transformés. Ils demandent également aux professionnels de développer des gammes respectant la démarche « Viandes de France », et d'étendre cette initiative aux produits dérivés comme le lait et les œufs.







