La science n'est pas toujours exempte d'influences. Récemment, une étude a mis en lumière les pratiques du lobby du sucre, qui aurait financé des scientifiques pour atténuer les risques associés à la consommation de sucre pour la santé cardiovasculaire.
Cette étude, publiée dans la revue JAMA Internal Medicine, révèle que la Sugar Research Foundation (SRF), un acteur majeur de l'industrie sucrière, aurait engagé des chercheurs afin de publier des travaux minimisant l'impact du sucre sur le risque de maladies coronariennes. À la place, ces travaux auraient mis en avant le rôle des graisses dans l'augmentation de ce type de maladies.
des recherches biaisées
Cristin Kearns et ses collègues de l'Université de Californie à San Francisco ont examiné des documents internes de la SRF, ainsi que des rapports et déclarations historiques. Ils ont découvert que la SRF a sponsorisé une première étude en 1965, publiée dans le New England Journal of Medicine, dans laquelle l'impact des graisses et du cholestérol était exagéré, alors que la consommation de saccharose était sous-évaluée.
Cette étude, qui a eu un impact considérable dans le milieu scientifique, a contribué à façonner la perception publique du véritable danger lié à l'alimentation.
un financement douteux
La chercheuse Cristin Kearns a également mis en lumière que John Hickson, un dirigeant de la SRF, aurait offert jusqu'à 6 500 dollars (l’équivalent d’environ 50 000 dollars d'aujourd'hui) à plusieurs chercheurs de Harvard pour renforcer ce message. Les conditions était claires : leurs travaux devaient minimiser les effets nocifs du sucre sur la santé cardiovasculaire.
Ces révélations sont préoccupantes et soulèvent des questions éthiques sur l'intégrité de la recherche scientifique en matière de nutrition.







