Une création festive du chef enflamme le réseau social X, provoquant interrogations et rires.
Chaque Noël, la bûche représente un sommet dans la patisserie, déterminant l'empreinte d'un chef. Cette année, Cédric Grolet, célèbre pour ses créations innovantes, semble avoir déclenché un torrent de critiques. La journaliste Nora Bouazzouni a exprimé son amusement sur X (anciennement Twitter) en déclarant : «Je suis morte de rire. C'est un tel niveau d'arnaque qu'il faudrait inventer un nouveau mot». Ce commentaire, devenu viral, tourne en dérision la bûche 2023, qualifiée de bonhomme de neige fondu, à un prix de 95 euros, un tarif qui, pourtant, reste dans la norme pour les pâtisseries haut de gamme.
Un design controversé
Le prix n'est pas le seul sujet de débat; la silhouette de la bûche suscite également une grande incompréhension. Des internautes s'amusent à la qualifier de «bonhomme de neige attaqué par un nid de guêpes». D'autres, en revanche, saluent l'originalité de cette approche esthétique qui se veut artistique et moderne. Le chef de 38 ans a obtenu une renommée pour ses illusions culinaires et a été couronné comme Meilleur pâtissier du monde en 2018, mais cela n'a pas suffi à contenir l'ire des critiques. Une observation résume bien le ressenti : «Comment oses-tu vendre ça?» demande un utilisateur, tandis qu'une autre le qualifie de «piège à touristes».
Bien qu'une partie du public dénonce les tarifs, certains défendent le coût, affirmant que d'autres bûches dans la même gamme de luxe se vendent à des prix similaires. Le journaliste Raphaël Grably note que «toutes les bûches sont aux alentours de 95 euros», ce qui met en lumière une tendance du marché plutôt qu'une exception Grolet.
Sous le feu des critiques
Ce n’est pas un cas isolé pour Cédric Grolet. Récemment, une autre de ses créations, une tarte aux fraises vendue 80 euros, avait déjà suscité des polémiques similaires. La critique gastronomique François Simon a même exprimé que ses créations le laissaient «écœuré» et qu'il n'était pas pressé d'y revenir.
En ajoutant à la controverse, un média féministe, Desculottées, a proposé de nommer une nouvelle arnaque «faire une Grolet», illustrant l'impact que ces choix esthétiques ont eu sur la perception du public.







