Les tomates, riches en lycopène, un puissant antioxydant, pourraient jouer un rôle clé dans l'amélioration de la fertilité masculine, selon les conclusions d'une étude américaine. Cette recherche a révélé que le lycopène n'offre pas seulement une belle coloration rouge aux tomates, mais pourrait également augmenter le nombre de spermatozoïdes jusqu'à 70%.
Le lycopène, principal ingrédient actif des tomates, a été sujet d'une analyse menée par des chercheurs de la Cleveland Clinic aux États-Unis. Leur revue de douze études scientifiques a mis en lumière les effets bénéfiques de ce nutriment sur la santé reproductive masculine.
Des effets considérables sur les spermatozoïdes
Les résultats montrent que le lycopène non seulement augmente le nombre de spermatozoïdes, mais améliore aussi leur mobilité tout en réduisant le nombre de spermatozoïdes anormaux. De plus, des recherches antérieures ont souligné les bienfaits du lycopène dans la réduction des maladies de la prostate, une glande essentielle pour la production du liquide séminal. Ashok Agarwal, directeur du Centre de la Cleveland Clinic for Reproductive Medicine, précise : "Le lycopène a un rôle globalement positif sur les organes reproducteurs masculins. Notre étude confirme son impact sur les spermatozoïdes.".
Une approche naturelle à la fertilité
Confirmant ces travaux, une recherche menée par la Harvard School of Public Health avait déjà présenté le lycopène, ainsi que d'autres nutriments comme le bêta-carotène des carottes et la lutéine de la laitue, comme des alliés pour des spermatozoïdes sains et fertiles. Il est préférable d'opter pour des tomates cultivées biologiquement, car elles contiennent jusqu'à 40% de vitamines et de nutriments en plus par rapport à celles cultivées conventionnellement. Le Dr Maria Raquel Miranda de l'Université Fédérale de Ceará au Brésil souligne que les tomates bio présentent des concentrations de vitamine C augmentées de 57% et de phénols deux fois supérieures.
Cependant, malgré ces résultats prometteurs, des études supplémentaires doivent être menées pour mieux comprendre l'impact du lycopène sur l'infertilité masculine et déterminer quels groupes de patients pourraient en tirer le plus de bénéfices. "Nous devons approfondir nos recherches pour établir les relations entre ce régime et les différentes catégories de patients potentiellement affectées," conclut Ashok Agarwal.







