La malbouffe doit être considérée comme une priorité mondiale pour les gouvernements, car elle représente une menace sérieuse pour la santé publique. Un rapport alarmant du Global Panel on Agriculture and Food Systems for Nutrition révèle que la junk food pourrait être responsable d'un nombre accru de maladies chroniques, surpassant même les risques liés au tabac et à l'alcool.
Un fléau sanitaire et ses implications économiques
Bien que près de 800 millions de personnes souffrent de sous-nutrition, les experts mettent en avant la dangerosité croissante de la malbouffe, dont les effets néfastes incluent le diabète, l'hypertension, l'obésité et d'autres maladies graves. Selon les projections, d'ici 2030, près de 50 % de la population adulte mondiale pourrait être en surpoids, une inquiétante hausse par rapport au tiers actuel. Cette situation ne se limite pas aux pays riches ; les nations les moins développées risquent également d’en pâtir.
Coûts économiques alarmants
Les implications économiques de la malbouffe sont vastes, touchant à la fois les niveaux macro et micro. À l'échelle mondiale, le coût de la mauvaise alimentation pourrait entraîner une perte de 10 % du PIB, ce qui équivaut à une crise financière répétée chaque année. Patrick Webb, un expert du Global Panel, souligne qu'il est crucial d'adopter une approche proactive en matière de nutrition, en se concentrant sur les causes plutôt que sur les symptômes des maladies.
Appel à l'action pour les gouvernements
Le rapport du Global Panel appelle les gouvernements à traiter la malbouffe avec le même sérieux que les crises de santé publique telles que le VIH ou la lutte contre le tabagisme. Renforcer les systèmes alimentaires pour garantir un accès à une nourriture saine de qualité est essentiel pour la santé future des populations. En agissant dès aujourd'hui, les décideurs peuvent créer des bénéfices durables pour toutes les générations à venir.







