Les protéines sont essentielles pour notre santé, mais combien en consommer réellement ? Quels types privilégier ? Cet article vous éclaire sur l'importance de ces macronutriments, ainsi que sur les dangers d'une surconsommation.
Protéines et santé des enfants
Lorsque les enfants sont encore au lait maternel ou au biberon, leur apport en protéines est contrôlé et adapté par les règles alimentaires. Cependant, avec l'introduction d'aliments solides, une surveillance est nécessaire. De nombreux enfants, dès l'âge de 5-6 mois, absorbent des quantités de protéines animales dépassant parfois les recommandations jusqu'à deux fois plus. Cette situation peut entraîner une surcharge des reins et augmenter le risque d'obésité.
Jeanne Laurent, diététicienne, souligne l'importance de respecter les rations : de 6 à 8 mois, ils devraient consommer environ 10 g de viande ou poisson par jour, montant à 50 g à l'âge de 5 ans. Les parents ne doivent pas hésiter à ajuster les portions et à éviter de servir de la viande excessive lors de chaque repas.
Besoins protégés pour les adultes
Selon l'ANSES, la quantité de protéines recommandée pour un adulte en bonne santé est de 0,83 g par kilo de poids corporel, ce qui équivaut à environ 50 g pour une femme de 60 kg et 70 g pour un homme de 85 kg. Cependant, une étude a révélé que les Français consomment en moyenne 73,5 g de protéines par jour, ce qui peut engendrer des problèmes de reins et d’acidité.
Les personnes âgées et les femmes enceintes doivent augmenter légèrement leurs apports, avec un minimum de 70 g/jour. Une étude de l'Inserm a démontré qu'un apport protéiquer adéquat pourrait réduire de 60 % le risque de fragilité chez les seniors.
Choix entre protéines animales et végétales
En France, 60 % des apports en protéines proviennent de sources animales, mais il est crucial de ne pas sous-estimer les protéines végétales. De nombreuses personnes qui réduisent leur consommation de viande continuent de recevoir des apports suffisants par le biais de produits laitiers, œufs ou même poisson. Une étude a indiqué que même les végétariens consomment souvent des quantités suffisantes de protéines.
Il est à noter que la qualité des protéines végétales, souvent jugées inférieures en termes d'acides aminés, peut tout à fait répondre aux besoins nutritionnels, pourvu qu'un régime varié soit adopté. Une portion de viande ou de poisson ne devrait pas dépasser la taille de la paume de la main, tandis qu'une portion de légumineuses pourrait correspondre à la taille d'un poing fermé.
Expert en nutrition : Jeanne Laurent, diététicienne-nutritionniste à Bordeaux.







