Où le prochain Président savourera-t-il son élection ?
En solo ou entouré d'amis, le premier repas du président élu sera au cœur de toutes les attentions.
Les chefs cuisiniers se préparent avec soin. La réservation est faite, le menu est établi. À l'ordre du jour : une terrine de canard accompagnée d'asperges en entrée, suivie d'un filet de bœuf sauce périgueux servi avec des pommes de terre rissolées. Pour terminer, un fraisier frais et coloré. Ce festin aura lieu au Central, un restaurant familial à l'atmosphère rococo, situé à quelques minutes du QG de François Hollande à Tulle. Ce sera son dernier repas avant l’annonce des résultats du second tour, où le candidat PS devrait fêter sa victoire, ou peut-être se préparer à une autre réalité. “Désigner un lieu serait comme préparer notre succès à l’avance,” confiait-il humblement au Parisien la semaine passée.
Des choix révélateurs
Nicolas Sarkozy, de son côté, optera pour le Palais de la Mutualité à Paris, où il attendra les résultats. Selon Stéphane Rozès, politologue, s'il est réélu, il pourrait choisir un cadre plus modeste pour célébrer, peut-être à l'Élysée entouré d'amis proches. Le style décontracté pourrait contraster avec le dîner controversé de 2007 au Fouquet's, qui avait suscité beaucoup de débats. À l'époque, un repas simple avec des amuse-bouches et un dessert populaire avait suffit à nourrir les critiques.
Moments de fête, moments de solitude
Le repas post-électoral est souvent chargé de signification. En 1974, par exemple, Valéry Giscard d'Estaing a partagé un repas avec des journalistes à Royat avant de se retrouver seul pour la soirée. Son approche était résolument personnelle, contrastant avec la convivialité des repas d'autres présidents. François Mitterrand, quant à lui, a fait preuve de nostalgie en retournant à Château-Chinon, son fief, pour célébrer son succès avec des plats du terroir.
Les célébrations sont souvent éclipsées par les déceptions des perdants, qui passent souvent leur soirée dans des moments de réconfort plus intimistes. Une anecdote marquante de 2007 raconte Ségolène Royal partageant un moment musical avec des amis après sa défaite, un rappel que les repas des candidats échappent parfois aux projecteurs. La coach nutritionnelle Julie Ferrez conseille même des plats simples pour aider à garder de l’énergie durant cette période chargée d’émotion.







