Face à la demande croissante d'interdiction du dioxyde de titane, connu sous le code E171, le ministre de l'Économie a choisi d'attendre des résultats d'évaluations supplémentaires avant de prendre une décision. Ce colorant, très utilisé dans le secteur agroalimentaire, est présent dans de nombreux produits comme les bonbons, certains médicaments et diverses sauces.
Risques pour la santé identifiés
Une étude de l'Institut National de la Recherche Agronomique (Inra) de 2017 a soulevé des inquiétudes majeures concernant le dioxyde de titane. Cette recherche indique que le colorant pourrait non seulement être cancérigène, mais aussi nuisible au système immunitaire. De plus, les nanoparticules microscopiques de ce composé ont la capacité de s'infiltrer dans nos poumons et notre système digestif, posant ainsi des questions sérieuses sur leur impact sur la santé humaine.
Une demande d'interdiction controversée
En mai 2018, des déclarations politiques promettaient une suspension de l'utilisation de ce colorant par le gouvernement français. Cependant, la réponse du ministre Bruno Le Maire, lors d'une interview récente, a révélé qu'aucune interdiction immédiate ne serait mise en place. Il a affirmé que l'Anses, l'Agence Nationale de Sécurité Sanitaire, travaillait sur une évaluation exhaustive des risques. Le ministre a précisé : "Nous devrions avoir une nouvelle évaluation d'ici la rentrée prochaine, et je serai prêt à agir si des dangers sont confirmés."
Certaines entreprises n'attendent pas cette évaluation : depuis 2017, des marques telles que Lutti et Carambar & Cie ont déjà retiré le E171 de leurs produits. Ils mettent ainsi en œuvre le principe de précaution, car le bien-être des consommateurs est une priorité pour ces marques proactives.







