Face à la montée en popularité des produits étiquetés comme "détoc" ou "énergisant", l'ONG Foodwatch tire la sonnette d'alarme. Que vaut vraiment ces promesses ? Selon cette organisation, un nombre croissant de produits ne correspons pas à leurs allégations.
des allégations souvent infondées
Foodwatch a identifié plusieurs pièges tendus aux consommateurs, mettant en question la véracité des allégations santé qui souvent ne reçoivent aucune validation de la part des autorités. Depuis 2012, la Commission européenne a pour mandat de vérifier plus de 2 000 affirmations santé, mais les progrès sont lents. Par conséquent, les entreprises continuent de promouvoir le terme "détox" sans approbation, un stratagème efficace étant donné que le marché du bien-être représente environ 40 % des ventes d'infusions.
des effets souvent sous-évalués
En outre, Foodwatch met en lumière le manque de précision des informations fournies. Beaucoup de ces produits ne montrent un effet positif que s'ils sont consommés en grande quantité. Par exemple, une margarine forte en oméga 3 serait bénéfique pour le cholestérol, mais nécessiterait la consommation de six tartines par jour pour avoir un impact réel.
des dangers cachés
Les allégations comme "énergisants" peuvent dissimuler un niveau de sucre excessif, comme c'est le cas avec certains smoothies de la marque Innocent. D'autres produits, tels que les bonbons Ricola, évoquent des bénéfices santé sans aucune base scientifique solide. Pire encore, certains articles avancent des allégations illégales, prétendant avoir des propriétés anticancer, et font l’objet de plaintes de la part de Foodwatch, notamment un site internet ayant commercialisé de telles assertions.







