Vous avez décidé de perdre les kilos superflus ? Éliminer les graisses de votre alimentation n'est pas une nécessité. Une étude récente informe que les régimes pauvres en graisses n'entraînent pas de résultats significatifs.
Si vous avez mis de côté votre crème, beurre et huile pour perdre quelques kilos, sachez que cette stratégie est loin d'être la panacée. Selon une recherche américaine publiée par The Lancet Diabetes & Endocrinology le 29 octobre, les résultats d'un régime faible en graisses sont très limités.
Des scientifiques ont examiné les résultats de 53 études concernant diverses méthodes de perte de poids dans plusieurs pays, portant sur environ 70 000 participants. Leur efficacité a été mesurée sur une période dépassant un an.
Régimes faibles en glucides : une alternative plus efficace ?
Que révèle cette analyse ? "Les régimes à faible teneur en matières grasses ne semblent pas être la meilleure option pour une perte de poids durable", explique Deirdre Tobias, médecin et auteur principal de l'étude. Les régimes pauvres en glucides permettraient une perte de poids plus importante, avoisinant un kilo, contre seulement 360 grammes pour ceux sans graisses.
Cependant, comme le souligne la nutritionniste Corinne Chicheportiche-Ayache, il est essentiel de nuancer ces résultats : "Bien qu'une légère différence ait été identifiée, elle n'est pas significative et nous manquons de données sur la durabilité des résultats. Cela confirme une règle : aucun régime excluant un groupe d'aliments ne s'avère efficace sur le long terme."
Les pièges des régimes restrictifs
S'engager dans un régime excluant une catégorie d'aliments ne fait que générer des frustrations et augmenter le risque de compulsions alimentaires. La nutritionniste précise que se priver de féculents, par exemple, empêche l'assimilation de tryptophane, un acide aminé transformé en sérotonine, connu pour ses effets relaxants. Cela peut accroître le désir de craquer.
Dans le même ordre d'idée, le phénomène de l'effet yoyo est souvent observé après un régime restrictif. Les personnes reprennent rapidement leurs habitudes alimentaires normales, ce qui favorise la prise de poids, car le corps compense en stockant les graisses au détriment de la masse musculaire. Une approche plus équilibrée est donc nécessaire, comme l'affirme l'experte : "Le contrôle du poids dépend aussi bien de l'alimentation que du comportement alimentaire et du niveau d'activité physique."
(1) Corinne Chicheportiche-Ayache, médecin nutritionniste à Paris. Pour plus d'informations, visitez son site.







