Dans un récent communiqué, l'ONG Foodwatch met en lumière le marketing pernicieux de dix produits laitiers destinés aux enfants. Elle accuse les industriels de manipuler les parents grâce à des allégations santé, sous couvert d'emballages attirants.
Un double discours trompeur
Les emballages colorés et les mascottes familières, comme les dinosaures et les licornes, attirent les enfants et rassurent les parents. Cependant, derrière ces visuels engageants se cache un marketing trompeur. Dans son rapport du 6 octobre 2025, Foodwatch a analysé des produits emblématiques tels que Kiri Goûter, Danonino et Petits Filous. Résultat : aucun d'eux ne respecte les critères nutritionnels établis par l'Organisation mondiale de la santé.
Les marques usent d'un double langage pour séduire. Par exemple, Kiri Goûter collabore avec Disney pour offrir des jeux-concours, tout en proposant des messages rassurants sur les apports en calcium. Pourtant, ces promesses sont souvent masquées par des compositions déséquilibrées. Selon Audrey Morice, chargée de campagne chez Foodwatch, les taux de gras, de sucre et de sel sont alarmants, indiquant une réalité peu engageante derrière les publicités séduisantes.
Un enjeu de santé publique
Au-delà de l'aspect marketing, cette problématique concerne la santé des enfants. Santé publique France recommande trois produits laitiers par jour, tout en déconseillant les aliments ultratransformés, responsables de l'augmentation du surpoids et des maladies chroniques chez les jeunes. Une étude récente a révélé qu'une alimentation riche en produits ultratransformés pouvait entraîner une prise de poids significative en seulement trois semaines.
En réponse à cette inquiétude, Foodwatch appelle le gouvernement à agir rapidement. Ils demandent l'interdiction du marketing ciblant les enfants dans la prochaine Stratégie nationale pour l'alimentation. Audrey Morice déclare que la régulation des entreprises est insuffisante et qu'il est essentiel de protéger les enfants de la malbouffe. Une pétition lancée par l’association a déjà reçu plus de 67 000 signatures.
Pour le moment, les grandes marques comme Danone et Nestlé continuent de commercialiser ces produits critiqués. Morris souligne que la responsabilité incombe aux industriels de produire des options saines, et que, si nécessaire, le gouvernement doit intervenir.







