Le Parlement français a récemment approuvé une loi interdisant l'utilisation du bisphénol A (BPA) dans les emballages alimentaires, soulignant une avancée majeure pour la santé publique. Cette interdiction, qui entrera en vigueur en 2013 pour les contenants destinés aux enfants de moins de 3 ans, se généralise à partir de 2015, touchant tous les emballages en contact direct avec les denrées alimentaires.
En devenant le premier pays à adopter une législation aussi stricte concernant ce composé chimique, la France agit face aux préoccupations croissantes entourant la toxicité du BPA. Ainsi, les plastiques utilisés pour l'alimentation, y compris les bouteilles, les récipients en plastique, les canettes et les biberons, devront désormais être exempts de bisphénol A.
Il convient de noter que depuis 2010, la vente et la fabrication des biberons contenant du BPA étaient déjà interdites, une restriction qui a été récemment élargie pour inclure ceux utilisés dans les maternités. Cette démarche marque une nouvelle étape significative dans la protection de la santé des consommateurs, en particulier des jeunes enfants.
Que reproche-t-on au bisphénol A ?
Le bisphénol A est souvent désigné comme un perturbateur endocrinien, comparable aux phtalates et aux parabens, en raison de ses effets néfastes sur le métabolisme humain. Plusieurs études l'ont associé à des problèmes de fertilité, d'obésité et de maladies cardiovasculaires. D'autres recherches évoquent également une possible augmentation des risques d'hyperactivité, d'anxiété et même de lésions cérébrales.







